Le souffle de la montagne

Chair de Poule, si vous avez été un ado de la génération Y, c’est une série de bouquins d’horreur pour gamins. On adore, on frissonne, on se fait peur… C’est un peu le concept de notre chronique.
Dans chaque épisode, vous retrouverez un athlète Racer vous racontant la fois où il a eu le plus peur de sa vie en pratiquant son sport !

Après Eliott LapôtreEnak Gavaggio,  Wilfried Delestre, Yannick Granieri, Louis Reboul et Isabeau Courdurier c'est au tour de Juliette Liso y Cleret  en parapente de nous parler de sa plus grosse frayeur en vol...

C'était en juin dernier, le lendemain d'une journée extraordinaire où nous avions passé la journée à 5000 mètres d'altitude à Chamonix. Nous avions même pu poser et redécoller du Mont-Blanc. Nous avions avec des amis ce jour-là eu la possibilité de se poser au refuge de Leschaux sous les grande Jorasses. Refuge tenu par une amie. Le lendemain avec mon copain, nous avions décidé de rentrer à Chamonix en parapente. Nous sommes donc montés à pied afin de décoller au-dessus du refuge et survoler la Mer de Glace afin de rentrer. Nous avons trouvé un décollage sur un névé et observé les conditions. Le vent au décollage descendait beaucoup de la montagne. Or pour décoller il faut un vent de face, c'est-à-dire qui remonte. N'ayant pas checké la météo nous attendons de voir si un créneau se présente. Après une bonne heure d'analyse et d'attente nous parvenons à décoller. Il est 11h passé les thermiques sont bien actifs. Nous parvenons à prendre de l'altitude pour finalement glider (voler) jusqu'à Chamonix.

C'est là que les ennuis commencent. En passant derrière les Drus je commence à sentir de sérieuses turbulences. Il n'est plus possible de revenir en arrière, ça bouge dans tous les sens et je ne peux plus choisir vers où je vais donc je force le passage. La masse d'air commence à devenir vraiment violente. Nous sommes sous le vent du nord et derrière cette immense montagne cela forme des remous d'air. Le Parapente fait des demi-tours sur place, ma voile se ferme et se tord, je ne parviens plus à piloter. Je croise seulement les doigts pour que ce moment dure le moins possible.

C'était en juin dernier, le lendemain d'une journée extraordinaire où nous avions passé la journée à 5000 mètres d'altitude à Chamonix. Nous avions même pu poser et redécoller du Mont-Blanc. Nous avions avec des amis ce jour-là eu la possibilité de se poser au refuge de Leschaux sous les grande Jorasses. Refuge tenu par une amie. Le lendemain avec mon copain, nous avions décidé de rentrer à Chamonix en parapente. Nous sommes donc montés à pied afin de décoller au-dessus du refuge et survoler la Mer de Glace afin de rentrer. Nous avons trouvé un décollage sur un névé et observé les conditions. Le vent au décollage descendait beaucoup de la montagne. Or pour décoller il faut un vent de face, c'est-à-dire qui remonte. N'ayant pas checké la météo nous attendons de voir si un créneau se présente. Après une bonne heure d'analyse et d'attente nous parvenons à décoller. Il est 11h passé les thermiques sont bien actifs. Nous parvenons à prendre de l'altitude pour finalement glider (voler) jusqu'à Chamonix.

C'est là que les ennuis commencent. En passant derrière les Drus je commence à sentir de sérieuses turbulences. Il n'est plus possible de revenir en arrière, ça bouge dans tous les sens et je ne peux plus choisir vers où je vais donc je force le passage. La masse d'air commence à devenir vraiment violente. Nous sommes sous le vent du nord et derrière cette immense montagne cela forme des remous d'air. Le Parapente fait des demi-tours sur place, ma voile se ferme et se tord, je ne parviens plus à piloter. Je croise seulement les doigts pour que ce moment dure le moins possible.

 Tout à coup je me prends une énorme turbulence et ma voile se ferme totalement. J'ai un chiffon au-dessus de la tête et plus rien pour me maintenir en l’air. Je pars en chute libre. J'ai les organes dans le ventre qui remontent, je tombe littéralement. A ce moment, je lâche mon cri de la mort. Je pense que je ne vais pas m'en sortir. Je regarde en dessous heureusement il me reste un peu d'altitude mais je m'imagine tout de même m'écraser sur la mer de Glace. Cela dure moins de 5 secondes mais je pense que c’était tout de même les plus longues de ma vie. Mon copain lui aussi se fait sérieusement remuer mais me crie tout de même de me battre. D'un coup la voile se ré-ouvre violemment ; ça revole ! Nous continuons alors à nous diriger vers Chamonix dans ces grosses turbulences qui deviennent de moins en moins fortes. Nous arrivons à la fin de la Mer de Glace et la masse d'air est à nouveau saine. N'ayant plus d'énergie et morte de peur, je me pose au-dessus de la gare du Montenvers dans les contre-pentes pour rentrer à Chamonix en train. Le lendemain nous sommes allés voler car les conditions étaient superbes et cela m’a permis de ne pas rester sur une barrière mentale. Je pense avoir mis au moins 1 mois à m'en remettre mentalement. À présent plus de peur que de mal mais je fais bien plus attention à checker les conditions et les endroits où je vole. En effet ce jour-là nous étions sous le vent qui était à 30km/h plein Nord.

 Tout à coup je me prends une énorme turbulence et ma voile se ferme totalement. J'ai un chiffon au-dessus de la tête et plus rien pour me maintenir en l’air. Je pars en chute libre. J'ai les organes dans le ventre qui remontent, je tombe littéralement. A ce moment, je lâche mon cri de la mort. Je pense que je ne vais pas m'en sortir. Je regarde en dessous heureusement il me reste un peu d'altitude mais je m'imagine tout de même m'écraser sur la mer de Glace. Cela dure moins de 5 secondes mais je pense que c’était tout de même les plus longues de ma vie. Mon copain lui aussi se fait sérieusement remuer mais me crie tout de même de me battre. D'un coup la voile se ré-ouvre violemment ; ça revole ! Nous continuons alors à nous diriger vers Chamonix dans ces grosses turbulences qui deviennent de moins en moins fortes. Nous arrivons à la fin de la Mer de Glace et la masse d'air est à nouveau saine. N'ayant plus d'énergie et morte de peur, je me pose au-dessus de la gare du Montenvers dans les contre-pentes pour rentrer à Chamonix en train. Le lendemain nous sommes allés voler car les conditions étaient superbes et cela m’a permis de ne pas rester sur une barrière mentale. Je pense avoir mis au moins 1 mois à m'en remettre mentalement. À présent plus de peur que de mal mais je fais bien plus attention à checker les conditions et les endroits où je vole. En effet ce jour-là nous étions sous le vent qui était à 30km/h plein Nord.

Crédits photos : Juliette Liso y Claret

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